Le Collectif Allier Citoyens reçu à la préfecture

Une délégation du CAC a été reçue le 30 juillet par le préfet. Etaient également présents un représentant de la DREAL, de la DDT et la députée Bénédicte Peyrol.  

Les représentants de la vingtaine d’associations que compte le collectif étaient là pour soutenir la délégation devant la préfecture avec des pancartes et en distribuant des tracts dans une ambiance bon-enfant pendant les deux heures qu’a duré cet entretien.

L’objectif de cette réunion était de sensibiliser les services de l’état aux pratiques douteuses des porteurs de projets et au peu de cas qu’ils font de la règlementation en vigueur.

L’accent a été mis sur les nuisances acoustiques. Même si l’Allier est relativement épargné par le fléau éolien, nous avons déjà des riverains à Quinssaines qui vivent un calvaire et qui ont pu témoigner de souffrances quotidiennes. Cela a mis en évidence que les études d’impact acoustiques ne sont pas menées convenablement et que les services de l’état devront être beaucoup plus vigilants sur les études des projets à venir. Mme la députée Peyrol a rappelé qu’elle avait proposé en 2020 un projet de loi pour porter l’éloignement des éoliennes à 1000m minimum qui malheureusement n’a pas été retenu. Le préfet a, semble-t-il, été sensible à ce témoignage. Nous attendons de sa part qu’il engage des mesures et nous serons attentifs aux moyens mis en œuvre par la préfecture pour faire respecter la loi.

Nous avons également parlé de la protection de la biodiversité où, là aussi, le réglementaire est largement bafoué. C’est le cas notamment pour les espèces protégées. Les promoteurs estiment souvent que les bridages et les mesures d’évitement dispensent de demander une dérogation pour destruction d’espèces protégées. Pourtant l’article L. 411-1 du code de l’environnement l’impose. Par exemple, pour le projet de Noyant, le Grand Capricorne fait partie des espèces protégées inventoriées sur site mais aucune demande de dérogation n’a été faite et le préfet a autorisé ce projet sans cette dérogation. La DREAL semblait découvrir cette partie du code de l’environnement.

L’impact de l’éolien sur l’attractivité du département a aussi été évoqué mais n’a manifestement pas trouvé d’écho. Le préfet confirme qu’il s’efforcera d’atteindre ses objectifs en matière de déploiement de l’éolien sur le territoire en commençant par les zones jugées propices. La préfecture compte s’appuyer pour cela sur l’Atlas des Paysages, en cours de rédaction, qui sera présenté le 1er octobre.

L’objectif premier de cette entrevue qui était d’alerter les services de l’état sur les libertés que les promoteurs éoliens prennent avec la règlementation, est atteint. Nous resterons vigilants pour nous assurer que les points soulevés seront pris en compte à l’avenir. En revanche il est clairement apparu que la menace que l’éolien fait peser sur l’attractivité du territoire n’est pas vu comme un frein par la préfecture. Nous devons donc rester mobilisés contre tous les projets et continuons d’informer sur l’imposture que représente l’éolien face aux enjeux auxquels nous devons faire face.

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